Enquête : L'air que nous respirons à Orgeval


Autour d'Orgeval, la campagne est belle mais l'air y est-il pour autant pur ? Aie, aie ! notre enquête montre que la pollution de Paris nous envahit et que les deux autoroutes qui nous bordent et le trafic routier dense nous apportent des effluves locales néfastes.

L'essentiel : les jours de Vents de sud-est à sud-ouest faibles, moyens ou forts et les jours sans vent sans trop de circulation (vacances, ...) : ouvrez grand les poumons sauf ... en cas de formation d'ozone. Le reste du temps et sauf alerte ozone, essayez d'aérer vos logements entre 13h et 15h.

Trois principaux polluants nous touchent. Les explications sont issues du Réseau Airparif, les graphiques ont été calculés à partir des données des stations de Poissy et Mantes retraitées par nos soins pour illustrer l'évolution de la pollution au cours d'une journée moyenne.

Nous "souffrons" de 2 pollutions de proximité (Paris + axes routiers locaux) dues au trafic routier : Dioxyde d'azote (NO2) et dans une moindre mesure Dioxyde de soufre (SO2). Principalement aux heures de pointe avec un maximum le matin entre 6h et 11h puis entre 18h et 23h mais pas toujours : le vent joue un rôle prépondérant dans la dispersion des polluants. Les vents de secteur sud-ouest à sud-est nous protègent. Les autres nous amènent la pollution de Paris sauf en période de moindre trafic auto conjugué à un vent faible. Il est probable que les valeurs atteintes restent malgré tout en deçà des maximums légaux.

Et malheureusement aussi de l'ozone (O3) qui a une fâcheuse tendance - lorsque les conditions de son apparition sont réunies - à venir se positionner au sud-ouest de la région parisienne.

Tableau des seuils

Seuil
Azote
Ozone
Soufre
Information
200
180
300
Alerte
400
300
600

NO2 (Dioxydes d'azote)

Les émissions d’oxydes d’azote apparaissent dans toutes les combustions, à hautes températures, de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole...).
Le secteur des transports est responsable de plus de 70% des émissions de NOx (les moteurs Diesel en rejette deux fois plus que les moteurs à essence catalysés).
Le monoxyde d’azote (NO) rejeté par les pots d’échappement est oxydé par l’ozone et se transforme en dioxyde d’azote (NO2).

SO2 (Dioxyde de soufre)

Les émissions de dioxyde de soufre dépendent de la teneur en soufre des combustibles (gazole, fuel, charbon...).
Elles sont principalement libérées dans l’atmosphère par les cheminées des usines (centrales thermiques...) ou par les chauffages, le secteur automobile Diesel contribue dans une faible mesure à ces émissions.

O3 (Ozone)

L’ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des U.V. dans la haute atmosphère.
Mais à basse altitude, ce gaz est nuisible si sa concentration augmente trop fortement.
C’est le cas lorsque se produit une réaction chimique entre le dioxyde d’azote et les hydrocarbures (polluants d’origine automobile). Cette réaction nécessite des conditions climatiques particulières : fort ensoleillement, températures élevées, faible humidité, absence de vent, phénomène d’inversion de température.

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